Publi le jeudi 7 août 2008

Vous êtes pas tannés d'entendre parler de malbouffe?

07 08 2008

           Ils commencent à être fatiguant avec ça. Que ce soit à l’aréna, à l’école et maintenant à l’hôpital, quiconque désire un repas de ce qui est considéré comme étant de la « malbouffe » est immédiatement exorcisé et presque envoyé au cachot.

 

            Pourrait-on uniquement offrir de tout et laisser les gens qui paient décider ce qu’ils veulent? On va empêcher quelqu’un de manger un hamburger mais en échange, on va lui offrit une boulette de steak haché avec du pain, de la salade, une tranche de tomate et du ketchup. Soit je suis trop stupide pour comprendre, soit c’est la même maudite affaire mais dans un ordre différent.

 

            Le pire, c’est quand même à l’hôpital. Ça ne leur dérange pas de vous rendre malade en vous refilant une de leur bactérie, qui ne se développe sûrement pas à cause de l’insalubrité des hôpitaux, mais ça les dérange de vous voir manger des frites.

 

            Tant qu’à ça, pourquoi ne pas empêcher les patients de sortir dans le portique l’hiver en jaquette bleue en tirant leur sérum pour aller fumer une bonne cigarette? Lequel des 2 est le plus à risque d’empirer sa santé, celui qui mange des frites à la cafétéria ou celui qui sort au froid mal habillé pour aller fumer alors qu’il est malade?

 

            C’est ce que je pense…





6 Commentaires :

Commentaire écrit le mercredi 13 août 2008 à 22:33:39 (lien)
Billy

Je comprends ton point de vue. Sauf que le plus grand tueur actuellement est le tabac mais à part quelques petits règlements pour rendre la vie plus difficile aux fumeurs, il n'y a pas grand chose qui est fait du côté du gouvernement.

Ils veulent faire des règlements pour contrer la malbouffe à cause de l'augmentation des problèmes d'obésité, mais d'un autre côté, ils n'arrêtent pas d'enlever des heures d'éducation physique à l'école. Le problème est, selon moi, plus un problème de sédentarité. Lorsque j'étais jeune, la nourriture était beaucoup plus nocive. Plus de sucre, du gras transe à la tonne et un pourcentage de gras plus élevé. Mais il y avait moins de gros enfants parce qu'ils bougeaient beaucoup plus.

Je suis d'accord qu'il faut faire très attention à notre alimentation mais encore une fois, en tant qu'individu qui déteste se faire imposer des choses, je suis pour le libre choix.

Pour répondre à tes craintes concernant les soins de santé, si les hôpitaux devenaient, comme je le souhaite, privés, le problème se règlerait par lui même parce que ceux qui ne font pas attention devraient payer plus chère pour leurs soins de santé.

C'est ce que je pense...


Commentaire écrit le mardi 12 août 2008 à 19:55:09 (lien)
Denis - www.sijetais.ca
Par contre, je porte un jugement sur l'impact que cette épidémie, car cela en est une, aura sur la société. Je préfère qu'on agisse sur les choses qu'on peut éviter, la mal bouffe et la cigarette entre autres afin de réduire les coûts associés à ceux-ci au lieu de diminuer les ressources qu'on donne pour les étudiants au primaire ou au secondaire, et autres services nécessaires au bon fonctionnement de la société.

Si cela n'était le sort que de quelques personnes je n'aurais pas la même position, mais comme cela touche 31.5% des Québécois et Québécoises, cela représente, 2.3 millions de personnes, c'est un problème de société et la société doit agir pour se protéger. Source : http://www.santepub-mtl.qc.ca/mdprevention/chronique/2005/18042005.html

À mon humble avis naturellement

Denis


Commentaire écrit le mardi 12 août 2008 à 19:54:06 (lien)
Denis - www.sijetais.ca
(Suite)
Ça veut dire que si par magie nous éliminions l\'embonpoint, nous aurions 8 400 nouveaux cas de moins ainsi que près de 4000 décès par année. Sur 10 ans c\'est 84 000 nouveaux cas de moins et 40 000 décès de moins. Je n\'ai aucune idée des coûts que cela représente, mais sans tenir compte des coûts, je suis certain qu\'il y aurait 84 000 conjoints et au-delà de 320 000 membres de la famille immédiate, sans compter les amis, qui seraient plus heureux.

Enfin, nous ne sommes pas tous égaux, oui au niveau de la loi, oui au niveau de l\'importance, mais pas au niveau de l\'intérêt, de la connaissance et de la compréhension. Ceci fait que beaucoup de gens ne sont pas conscient des impacts de la mal bouffe. D\'autres mangent pour faire ce qu\'on appelle de la compensation orale. Etc. Comme on prévoit que l\'embonpoint et l\'obésité vont continuer à monter, le gouvernement se doit d\'agir sur ce front sinon, il n\'y aura plus d\'argent pour les autres services nécessaires que l\'on ne peut pas éviter. Ex. : les gens qui naissent avec des handicaps physiques ou intellectuels, ceux qui souffrent d\'Alzeimert, et les autres qui développement le cancer par ce que c\'est dans la famille, etc.

Ceci étant dit, je ne porte pas vraiment de jugement sur les individus comme tels. Ce n\'est pas parce qu\'une personne fait de l\'embonpoint, voir de l\'obésité que la personne n\'est pas gentille, fine, intelligent, etc.





Commentaire écrit le mardi 12 août 2008 à 19:49:17 (lien)
Denis - www.sijetais.ca
Salut Billy,

Je comprends ton point de vue par rapport au libre choix. Malheureusement, je ne le partage pas, et ce, pour deux raisons.

Le premier c\'est que le libre choix n\'existe pas. C\'est une hérésie, car on n\'est pas vraiment libre. On est influencé par nos familles, nos amis, les messages à la télé ou à la radio, les enseignes à l\'extérieur et même les emballages. On entre dans certains magasins et sans s\'en rendre compte on est influencé par les odeurs qu\'ils mettent délibérément dans les airs, car pour ce type de magasin, les acheteurs achètent plus. Dans d\'autres on joue avec les couleurs pour nous stimuler pour qu\'on consomme plus ou qu\'on consomme plus rapidement

Le deuxième est que si on faisait l\'hypothèse qu\'on a le libre choix, ou cela s\'arrêterait-il? Aurions-nous le libre choix de ne pas payer nos impôts? De ne pas respecter nos voisins. Etc.

Enfin, le problème de la mal bouffe n\'est pas un problème individuel. C\'est un problème collectif, car il a un impact sur la société notamment sur les coûts de santé. Dans le livre, les aliments contre le cancer, le docteur Béliveau, dit que 20 % des cancers sont dus à l\'embonpoint.

Or, selon les Statistiques canadiennes sur le cancer pour 2008, on estime que 42 000 nouveaux cas de cancer seront diagnostiqués au Québec, tandis qu\'on enregistrera 19 700 décès.

(Source http://www.cancer.ca/ccs/internet/standard/0, 3182,3649_317028__langId-fr, 00.html)




Commentaire écrit le mardi 12 août 2008 à 15:38:54 (lien)
Billy

Merci Denis pour ton commentaire. J'étais déjà au courant des points que tu amène.

Je suis conscient de l'importance de faire attention à notre alimentation mais je suis contre le fait d'imposer un style d'aliments au détriment d'un autre.

Je suis pour le libre choix!


Commentaire écrit le mardi 12 août 2008 à 08:28:32 (lien)
Denis - www.sijetais.ca
Le problème de la mal bouffe est un peu plus complexe que ça. Je te suggère de lire ce livre : Toxic.

Un petit livre d'un journaliste français qui explique l'histoire du blé aux États-Unis.

http://www.archambault.ca/store/Product.asp?mscssid=&sku=002018451&type=5

Ce livre très simple explique le problème de l'obésité. Le problème n'est pas en en-soi de manger un hamburger, mais ce qui l'accompagne. Entre autres les cokes et seven-up de ce monde.

Savais-tu qu'il y a trente ans, personne ne pouvait boire plus que 2 petites bouteilles de coke, tu te souviens les petites bouteilles ;-), car après deux tu devenais malade. Pourquoi? Par ce que dans ce temps là, on mettait du sucre dans le coke et après deux bouteilles ton corps te disait que tu en avais trop bu et tu arrêtais.

Aujourd'hui, tu peux boire la quantité de coke que tu veux. Pourtant, ton corps n'a pas changé. Le coke lui, oui. Il n'y a plus de sucre dedans. Il y a du glucose-fructose. Ils l'ont remplacé par ce que ton corps ne reconnait pas le glucose-fructose. Tout ce qu'il fait, c'est qu'il l'accumule.

Autre fait, les portions normales ont doublé depuis trente ans et on travaille moins fort physiquement qu'il y a trente ans.






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