Publié le mardi 27 janvier 2009

Cette exagération qui me fait regretter de parler français

27 01 2009

           Encore une fois, nous allons passer pour des ti-cailles partout dans le monde avec nos revendications ridicules et enfantines. Je parle bien sûre des éternels empêcheurs de tourner en rond qui capotent avec le Red Bull crashed ice. Mais diantre, il faudrait que cet événement porte un nom francophone. Why? Ils sont tellement insécures et fabulent tellement sur le fait que nous pourrions devenir tous anglophones du jour au lendemain qu’ils nous font perdre de la crédibilité un peu partout sur la scène internationale.

 

            Le Red Bull crashed ice est un événement mondial qui porte le même nom partout. Si chaque pays change le nom de ce spectacle, on ne s’y retrouvera plus. Et en plus, ça ne dure que 2 jours, est-ce qu’on pourrait se calmer le pompon un peu?

 

            Ces regroupements de gens sont-ils vraiment inquiets de voir les gens de Québec devenir unilingues anglophones après une fin de semaine de patin commanditée par Red Bull?

 

            Comme ce sont des gens probablement dotés d’une logique à toute épreuve, ils ont sûrement fait d’autres demandes semblables. J’en ai assez de voir des affiches de Burger King. J’ai tellement hâte d’aller manger au Roi du burger. J’apprécierais aussi pouvoir aller magasiner chez Pneus Canadiens au lieu de Canadian Tire. À quand une lunetterie Nouveau Regard? Évidemment, j’exagère sciemment mes propos.

 

            Une marque de commerce, c’est comme un nom propre, ça ne se change pas. La présidente du MMF (Mouvement Montréal Français), Sophie Beaupré, a affirmé qu'en Italie, l'entreprise a italianisé sa raison sociale et que l'écurie de Formule 1 de Red Bull s'appelle Toro Rosso. Je m’excuse, elle ne doit pas connaître la F1 pour dire ça. Les équipes n’ont droit qu’à 2 voitures seulement en F1. Alors, comme ils ont 4 voitures, Red Bull a décidé d’appeler sa 2è équipe en Italien, c’est tout.

            Le Red Bull crashed ice est en train de changer sa formule. Au lieu d’être une série de spectacles indépendants, ils veulent convertir le tout en coupe du monde. De son côté, le maire Labeaume espère leur faire signer un contrat de 5 ans pour présenter une des épreuves dans les rues de Québec. Avec la demande farfelue que l’on vient de leur faire, je ne serais pas surpris qu’ils décident d’aller ailleurs.

            On risque donc de perdre, encore, un événement qui donne une visibilité mondiale à notre ville. Continuons comme ça et dans 10 ans, lorsque nous n’aurons plus que le festival de la poutine de Drummondville pour nous distraire, l’office du tourisme se demandera encore comment il se fait qu’il n’y a plus de touristes qui viennent visiter ce coin de planète sans vie et sans envergure qu’est devenu le Québec.

                C’est ce que je pense…