Publié le lundi 30 mars 2009

« Sot – sot – sot »

30 03 2009

             Je sais, je sais, ne m’écrivez pas pour me dire que c’est « so-so-so, solidarité », car dans ce cas-ci, je préfère avec un « t » à la fin. Et voici pourquoi.

 

            Que les gens choisissent les syndicats pour négocier leurs conditions de travail, c’est leur droit le plus absolu. Mais lorsqu’ils se servent des moyens de pressions pour attaquer les autres, c’est plus qu’ordinaire, c’est idiot, et c’est sot.

 

            Je parle ici de Richard Martineau, qui est chroniqueur au Journal de Montréal et donc, un contractuel non-syndiqué qui travaille quand même malgré le lock-out. Et bien, il s’est fait agressé par des gros bras pas d’tête la semaine dernière.

 

            Il s’est fait crier après, les gens l’ont traité de mange marde et lui ont lancé les pires insultes du vocabulaire toujours édifiant utilisé parfois par ces gens qui aiment démontrer que leur patron a peut-être raison d’avoir imposer un arrêt de travail. 

 

            Le tout s’est passé en pleine rue dans un coin animé de Montréal où plein de gens furent témoin de la scène. Les activistes ont été encouragés dans leurs propos par une espèce de cheerleader qui les incitait à poursuivre sur leur lancée tout en faisant des doigts d’honneur à M. Martineau parce qu’il ose faire des textes pour le Journal malgré le lock-out.

 

            Ils l’ont traité sans retenu de « crosseur » et lorsqu’ils eurent épuisés leur banque de termes scatologiques, ils se sont mis à chanter : « Martineau, tu as du poil dans l’cul ». Quel est le rapport? Je l’ignore. D’ailleurs, la majorité des malpropres présents devaient, eux aussi, en avoir, du poil au cul, il me semble… Mais bon, manifestation syndicale ne rimant pas toujours avec prix Nobel, je suppose qu’ils espéraient aider leur cause en chantant cette toune d’enfants du primaire. 

 

            Dans leur journal de protestation, « Rue Frontenac », ils sont même allés dire que c’était Richard Martineau qui les avait agressé, et non l’inverse. On est très loin, et alors là, vraiment très loin du MédiaMatinQuébec qui avait fait un travail impeccable durant le lock-out du Journal de Québec. Les travailleurs de Québec étaient demeurés civilisés durant le conflit, y allant de manifestations relativement calme et se refusant de tomber dans les merdiques actes syndicaux comme ceux vu à Montréal, la semaine dernière.

 

            Juste pour ça, je vais donner mon appui à M. Péladeau et espérer qu’il va mettre au pas ce groupe d’hurluberlus impolis qui s’est attaqué à un simple travailleur.

 

            C’est ce que je pense…





2 Commentaires :

Commentaire écrit le mardi 31 mars 2009 à 22:04:23 (lien)
Billy

Excellent point Le Chat. Ils feraient bien de trouver la source rapidement parce qu'au rythme où vont les choses, ils vont échapper la ville pour de bon bientôt...


Commentaire écrit le lundi 30 mars 2009 à 21:22:45 (lien)
le chat
l'expression d'agressivité semble être une méthode montréalaise pour ce qui est des manifestations.

Les gens sont de plus en plus agressifs physiquement et verbalement. Ce qui est assez troublant à voir.

Il serait intéressant de trouver d'où vient cette agressivité....


Ajouter un commentaire