Les ministres de la santé : plus ça change, plus c’est pareil
07 03 2009À quoi ça sert de prendre des médecins compétents, de les enlever de notre réseau de santé qui en a grandement besoin et de les mettre ministre s’ils ne sont là que pour nous dire qu’ils ne peuvent rien faire? On devrait les laisser travailler dans les hôpitaux et mettre des porte-parole comme ministre. De toute façon, ils sont obligés de dire ce que le parti leur demande de dire, même s’ils savent que c’est faut.
Philippe Couillard en a eu assez et il a claqué la porte. Et de la façon dont se passe les choses, le ministre Bolduc doit être très déçu lui aussi de la tournure des événements.
Petit aparté : dans un de mes textes précédents, je vous disais que le ministre Couillard ferait un bon chef de l’ADQ. J’ai souri ce matin en voyant qu’Éric Caire a planté le ministre Bolduc en disant que M. Couillard était plusieurs coches au dessus de lui. Ma vision aurait-elle été juste? L’ADQ se prépare-t-il à offrir le poste vacant à M. Couillard? J’ai hâte de voir…
Revenons à nos moutons. Dans le passé, M. Bolduc avait dit qu’il laisserait la porte entrouverte à l’euthanasie. Suite à la lettre publiée dans le Soleil d’un citoyen qui voulait abréger ses souffrances, le sujet est revenu dans l’actualité. Mais, surprise, le ministre Bolduc n’est plus certain s’il est d’accord et propose un débat de société. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, un débat de société est une action politique dont le but est de ne pas prendre position et de laisser ça mourir dans l’œuf après des années de tergiversations. Prenons le CHUM par exemple. Ça fait des années qu’ils parlent de ça et on ne le verra peut-être jamais.
C’est quoi le problème de l’euthanasie? Comment perdre du temps à palabrer autour d’un sujet anodin. Les gens malades qui veulent mourir, est-ce qu’on pourrait les laisser quitter ce monde dignement de la façon qu’ils le désirent? Le gouvernemaman veut encore être celui qui va décider mais ne veut pas, en même temps, prendre de décision. Méchante bande de couillons. Si j’étais ministre de la santé, je n’aurais même pas perdu de temps à y penser. Ma réponse aurait été oui. On contrôle la vie des Québécois soumis jusque dans leur mort. Remarquez que, à la place du pauvre monsieur qui demande ça, je l’aurais fait moi-même, sans demander la permission à personne.
Il faut quand même être hypocrite pour ne pas vouloir autoriser l’euthanasie mais agir en même temps comme si le suicide était une grande chose. On nous casse les oreilles aux dates anniversaires du suicide de Gaétan Girouard en nous remémorant que c’était un grand homme. Il a préféré abandonner sa famille plutôt que de se battre pour elle. Même chose pour Dédé Fortin. Je suis déjà tanné du film sur lui et il n’est pas encore à l’affiche. Un autre qui est béatifié pour avoir posé un geste lâche. On devrait l’oublier au lieu de lui donner de l’importance.
Permalien
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