Publié le dimanche 19 avril 2009

La mauvaise façon de combattre la drogue

19 04 2009

            Cette semaine a eu lieu la gigantesque opération SharQc qui visait les Hell’s Angels et le trafic de drogue. Ils ont même arrêté 3 personnes en République Dominicaine. Le lendemain, les journaux y allaient de gros titres sur la fin possible du club de motards et sur le dur coup porté à la vente de stupéfiants. Mais il faut être dupe pour croire que l’un ou l’autre est possible.

 

            De la drogue, il y en aura toujours. Elle va peut-être être moins facile d’accès pour quelques temps mais quelqu’un d’autre va reprendre le marché laissé vacant, n’ayez crainte. Parce que peu importe, tant qu’il y aura une demande pour un produit, il y aura un vendeur pour y répondre.

 

            Le problème soulevé par des spécialistes du crime organisé, c’est que le terrain sera peut-être repris par les gangs de rue, et à ce moment là, ça risque d’être moins chic un peu. Parce qu’il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable. Qui, parmi vous, était dérangé par les Hell’s? Pas grand monde, j’en suis certain. Oui ce sont des criminels, mais si vous n’êtes pas personnellement impliqué dans le milieu, ils vous feront beaucoup moins de tord que les prédateurs sexuels, les voleurs et les fraudeurs. Mais les gangs de rue par contre sont réputés pour être beaucoup plus violents.

 

            De toute façon, la drogue, c’est comme la prostitution juvénile. Le problème, ce n’est pas celui qui offre le produit, c’est celui qui le demande. Tout ça n’est qu’une question de business. Ces gens ne perdront pas de temps à offrir un service qui n’est pas demandé. Si nous voulons enrayer ces 2 fléaux, c’est aux clients qu’il faut s’en prendre. Imaginez, la possession simple de drogue est légale au Canada. C’est illégal d’en fabriquer ou d’en vendre, mais on peut en posséder! On est où là, dans un asile?

 

            Il y a un endroit dont j’oublie malheureusement le nom qui avait un grave problème avec la prostitution de rue. Après s’être rendu compte que ça ne servait à rien d’arrêter les prostituées, ils ont décidé de s’attaquer aux clients. La règle était simple, chaque personne surprise à embarquer une pute sur le coin d’une rue, et bien le lendemain, son numéro de plaque était publié dans le journal. Devinez quoi! Disons que l’achalandage a mystérieusement diminué.

 

            Alors je crois que c’est ce que nous devrions faire. Chaque client arrêté avec une prostituée mineure verra son nom et sa photo publiés dans le journal en plus d’une peine de 5 ans de prison. Et pour la drogue, même chose. Chaque personne surprise avec de la drogue sur elle verra elle aussi son nom et sa photo dans le journal en plus d’une amende de 1000$. Avec des policiers qui font le tour régulièrement des cours d’école, la consommation chez nos jeunes devrait baisser rapidement.

 

            C’est ce que je pense…





4 Commentaires :

Commentaire écrit le dimanche 19 avril 2009 à 14:49:51 (lien)
Billy

Pour répondre au Chat, je crois que tu n'as pas saisi le but de mon texte. Je disais que des opérations policières de ce genre n'allaient pas arrêter le trafic des drogues, ni la prostitution juvénile d'ailleurs, et que tout ce que cela réussirait à faire, c'est de laisser le place libre aux gangs de rues qui feront exactement ce que tu dénonce.

Tu termine en mettant en doute mon questionnement au sujet que les Hell's ne dérangent personne en donnant quelques exemples. Nous verrons bien, j'espère que ton analyse qui semble dire que cette vague d'arrestation améliorera la société est juste, mais j'en doute. Mais chacun a le droit de rêver...


Commentaire écrit le dimanche 19 avril 2009 à 14:38:31 (lien)
Billy

Pour répondre à la question du chat, lorsque l'amende de 1000$ ne sera pas payé, on fait faire des travaux communautaires (par exemple, ramasser les cochonneries sur le bord des rues) à raison de 10$/heure, donc 100 heures à faire.

Il y a de la consommation de drogue dans les écoles parce que, comme j'expliquais, la possession est légale, donc pas de stress pour les jeunes. Donc si tu puni le client et non le vendeur, le jeune va y penser à 2 fois avant d'en avoir sur lui.


Commentaire écrit le dimanche 19 avril 2009 à 14:10:07 (lien)
le Chat
en passant, on fait quoi quand les amendes de 1 000 $$ nesont pas payées? On emplit les prisons??

Il y a déjà des flics dans les écoles secondaires et ça n'empêche pas la consommation de dope, ça la déplace...
parce que l'argent des Hells attirent les kids... même des adultes se laissent tenter par un 100 000 $ pour laisser sa maison "en location" pour 2 mois afin d'y faire une culture ....


Commentaire écrit le dimanche 19 avril 2009 à 14:07:48 (lien)
le Chat
c,est autrement plus complexe que ça. Les Hells ne dérangent pas?? Pourtant, le blanchiment d'argent nuit àla société. L'argent sale achète des armes pour les gangs de rue. L'argent sale entretient la prostitution juvénile et autre. L'argent sale permet à des économistes de fourrer le système et le monde honnête. L'argent sale détourne les enfants des écoles pour de l'argent facile à faire à vendre de la dope ou voler....
Alors, les Hells ne dérangent personne??


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