Publié le mercredi 6 mai 2009

Y-a-t-il de l’abus dans les avortements?

06 05 2009

           On se calme! N’ayez crainte, je ne suis pas un vieux rétrograde qui veut interdire les avortements. Au contraire, dans certains cas, l’avortement devrait être obligatoire. Mais bon…

 

            Le problème, à mon avis, c’est que l’avortement n’est peut-être plus utilisé de la façon pour laquelle il a été conçu à l’époque. Il y a plusieurs années, beaucoup d’adolescentes, mal informées et quelque peu insouciantes tombaient enceinte après avoir eu une relation non protégée. C’est certain que dans ces cas là, l’avortement semble inévitable.

 

            Même chose dans les cas d’abus sexuels. Garder le bébé suivant une agression semble tout à fait impossible. C’est aussi de l’agresseur qu’il faudrait se débarrasser. Mais c’est un autre sujet…

 

            Par contre, dans l’ère moderne où nous vivons, j’ai été renversé d’apprendre que la clientèle a beaucoup changé depuis la légalisation de l’avortement. Selon les spécialistes attitrés à ce département, on retrouve plusieurs femmes de 25, 27 et même au-delà de 30 ans comme cliente. Dans certains cas, ils nous parlent des mêmes femmes qui y retournent plus qu’une fois. Est-ce que l’avortement devient graduellement un moyen de contraception pour quelques-unes qui prennent des chances, au hasard?

 

            Il y a 10 ou 20 ans, je peux comprendre que certaines femmes se soient fait prendre à 2 ou 3 reprises. L’information n’était pas la même, la disponibilité des produits non plus. En plus, certaines évitaient de forcer leur homme à se protéger car ceux-ci n’étaient pas, eux non plus, très informés.

 

            Mais en 2009, avec tous les moyens facilement disponibles et tout ce que l’on sait sur le sujet, comment une femme dans la trentaine peut-elle accidentellement tombée enceinte et se faire avorter à 2 ou 3 reprises? Devrait-on facturer les avortements après le 1re?

 

            C’est ce que je pense…





2 Commentaires :

Commentaire écrit le samedi 9 mai 2009 à 09:22:50 (lien)
Billy

Merci Le Chat pour ton commentaire. Très délicat effectivement comme sujet.

Peut-être que la sensibilisation devrait se faire beaucoup plus directement à la clinique. Lorsqu'une femme se présente pour un avortement, une bonne discussion devrait suivre avec le médecin pour connaître la cause et faire prendre conscience à la dame en question que c'est très facilement évitable comme situation.

Tu parle de malchance, mais à plus d'une reprise, est-ce qu'on peut dire qu'elle a couru un peu après? C'est comme l'alcool au volant. Une première offense à 0.09, ce peut être de la malchance. Mais une 2è...

C'est certain que de faire des statistiques pour trouver la clientèle cible serait la 1ère avenue à utiliser, si nous voulons intervenir efficacement.


Commentaire écrit le mercredi 6 mai 2009 à 20:58:52 (lien)
le chat
très délicat comme sujet.....

bien évidemment, il faudrait aviser les femmes qui croient que l'avortement est un moyen contraceptif.
Cependant, il ne faut pas y aller du programme "le premier est gratuit".

Certaines femmes malchanceuses peuvent recourir à plus d'un avortement dans leur vie....
C'est du cas par cas.


Certaines abuses, c'est certain. Ce sont les risques des programmes universelles....

Quoi faire pour éviter les abus?
Peut-être faire des stats pour voir quelle strate de la société utilise l'avortement comme contraceptif. Y trouverons-nous des pistes....


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